Avoir confiance en soi lorsqu'on est parent

Le saviez-vous ? Les recherches en psychologie montrent qu’une faible confiance en nos capacités parentales nous rend particulièrement vulnérables aux difficultés maternelles, à l’épuisement parental et à la dépression post-partum.⠀⠀⠀⠀⠀
Et de manière générale, une bonne confiance en soi nous aide à mieux vivre notre maternité, à culpabiliser moins et à profiter plus !⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

Or, les réseaux sociaux, les rayons débordant de livres sur l’éducation, voire les professionnels, nous amènent souvent à douter de nous.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Alors, comment prendre confiance en nos capacités à être une bonne mère ?

Au programme ...

🗒 Une petite définition de la confiance en soi

La question de la confiance en soi a fait couler beaucoup d’encre en psychologie. Dans cet article, j’aimerais vous présenter l’une des théories de la confiance en soi les plus abouties : il s’agit du sentiment d’efficacité personnelle. Pour faciliter la lecture de cet article, nous préfèrerons son petit nom : le SEP.

1. Le sentiment d'efficacité personnelle ... Kezaco ?

Le concept de sentiment d’efficacité personnelle a été développée par un psychologue français, Albert Bandura. Il s’agit en réalité des croyances que nous avons sur notre capacité à atteindre un objectif ou à faire face à une situation.

Ainsi, il s’agit d’un ressenti subjectif, d’un ressenti, qui n’est pas le reflet exact de nos compétences. Nous pouvons tout à fait nous sentir incapables de faire quelque chose, alors que nous avons pourtant toutes les ressources pour le réaliser.

De la même façon, le sentiment d’efficacité est propre à un domaine de notre vie, à une activité donnée.

Par exemple, ce n’est pas parce que je me sens très confiante dans mon travail, que je le serai dans ma vie de parent (et inversement).

2. Concrètement, quel impact sur la confiance en soi ?

Dans un premier temps, Albert Bandura a étudié l’impact du sentiment d’efficacité dans le domaine de l’éducation.

Il a remarqué que les élèves qui ont une confiance en soi élevée dans un domaine donné réussissent mieux que les autres. Et ce, indépendamment des compétences réelles de l’élève.

Prenons l’exemple d’un exercice de mathématiques. L’un des élèves, appelons-le A., a un niveau très élevé en maths, mais doute constamment de ses capacités. Au contraire, l’élève B. dispose d’un niveau plutôt moyen, mais est très confiant dans sa capacité à réussir l’exercice. Les recherches de Bandura démontrent que l’élève B. réussira mieux que l’élève A., justement parce qu’il est plus confiant.

De manière générale, on remarque que les personnes qui croient fortement en leurs possibilités abordent les tâches difficiles comme des défis à relever plutôt que comme des menaces à éviter.

À l’inverse, certaines personnes très talentueuses peuvent faire un piètre usage de leurs aptitudes. Elles évitent les tâches difficiles dans les domaines où elles doutent de leurs capacités. Elles ont du mal à se motiver et diminuent leurs efforts ou abandonnent rapidement devant les obstacles.

3. Confiance en soi et maternité

Certains chercheurs ont cherché à appliquer cette théorie de la confiance en soi à la parentalité. C’est ce qu’on appelle le sentiment de compétence parentale.

Ainsi, on considère qu’un parent dont le sentiment d’efficacité personnelle est fragile éprouvera une plus grande difficulté à assumer son rôle parental, à diversifier ses stratégies éducatives et à prédire les résultats de ses actions. De plus, le sentiment d’efficacité parentale représenterait un facteur de protection contre la dépression post partum et l’épuisement parental.

Du coup, comment s’acquiert et se développe notre sentiment de compétence ?

⚙ Les quatre mécanismes de la confiance en soi

D’après Albert Bandura, quatre mécanismes différents participent au développement de la confiance en soi : nos expériences antérieures, l’observation de personnes qui nous sont proches, le soutien de l’entourage et notre état physiologique et émotionnel.

1. Nos expériences antérieures

C’est la principale source de la confiance en soi. Nos succès antérieurs permettent de construire le sentiment de capacité, tandis que les échecs l’amoindrissent.

Lorsque l’on sait que la principale source de notre confiance en notre capacité à être mère est notre expérience antérieure, on comprend pourquoi il est si difficile de se sentir compétente. Quoi de plus nouveau, de plus inédit, que devenir parent !

2. Nos observations

Pour évaluer nos capacités, nous nous nourrissons aussi de l’observation des actions réalisées par d’autres personnes. Plus nous nous sentons proches des personnes observées, plus nous nous identifions à elles, et plus leur observation va influer sur la confiance en nos propres capacités.

Ainsi, un enfant sera davantage inspiré par le contact avec d’autres enfants, que par l’observation d’adultes réalisant la même tâche.

De la même manière, nous nous sentons davantage confiantes en observant une mère « lambda » réussir à endormir son bébé, qu’au contact de l’image très lisse et idéalisée d’une influenceuse sur Instagram.

3. Le soutien de notre entourage

Il nous est plus facile de maintenir notre confiance en nous si nos proches nous expriment leur soutien et leur confiance. Plus la personne dont nous recevons le feedback nous est proche (notre conjoint.e, nos enfants, nos parents et amis proches), plus l’impact sur notre sentiment de confiance sera fort.

4. Notre état émotionnel

Notre confiance en nous est influencée par notre état physiologique et émotionnel. En effet, notre cerveau va tenir compte des informations que renvoie notre corps, comme un état de stress ou de fatigue. 

💪🏻 Quatre conseils pour booster la confiance

Sur la base des quatre composantes de la confiance en soi que nous venons de décrire, voici quatre conseils concrets pour développer votre confiance dans vos capacités à être une bonne mère. D’ailleurs, vous pouvez également les adapter aux autres sphères de votre vie !

Conseil n°1 : Faites la liste de vos succès

L’esprit humain a tendance à davantage se souvenir des expériences négatives, et à oublier le positif. Et cela n’arrange pas notre confiance en soi !

Dans un carnet, prenez l’habitude de noter toutes vos petites victoires. Vous savez, toutes ces fois où vous vous êtes dit « Là, j’ai géré ! ».

Cela peut être la fois où vous avez réussi à endormir votre fille en moins de 10 minutes, ou encore ce dîner où vous avez fait avaler tout un plat d’épinard à votre fils. Ou tout simplement, avoir réussi à réconforter votre bébé en pleurs.

Gardez précieusement ce petit carnet à portée de main, et relisez-le dès que vous avez une baisse de moral. Coup de boost garanti !

Conseil n°2 : Rencontrez d'autres mères

L’isolement nuit à la confiance en soi. Or, les premiers mois de maternité sont souvent très solitaires. Pourtant, de nombreux lieux existent et permettent d’aller à la rencontre d’autres parents. En voici une liste non exhaustive :

  • Les LAEP (lieux d’accueil enfants-parents)
  • Les cafés de parents organisés par l’EPE (Ecole des parents et éducateurs)
  • Les ateliers proposés par la PMI (massage bébé, langue des signes…)
  • Les ludothèques.

Ces lieux d’échange et de rencontre sont bien souvent gratuits et ouverts à tou.tes.

L’offre en ligne s’est aussi considérablement étoffée avec la crise sanitaire.

Quelle que soit l’option privilégiée, le plus important est que vous vous sentiez à l’aise.

Découvrez les cercles de femmes et ateliers autour de la maternité

En ligne ou dans la vraie vie, je propose différentes occasions de se rencontrer et de partager. Toujours en petit comité, dans un cadre bienveillant et sans jugement !

Conseil n°3 : Prenez le temps de noter les compliments que vous recevez

Votre conjoint.e qui vous dit que vous êtes une super maman, votre amie qui vous félicite pour votre organisation du tonnerre ou le « merci » de votre enfant.

Être mère est parfois ingrat, et la reconnaissance nous manque. Alors, pensez à accueillir et à noter tous les petits signes qui vous montrent qu’après tout, vous ne vous en sortez pas si mal 😉

Conseil n°4 : Ne vous écoutez pas (tout le temps) !

Dans les périodes de fatigue ou de stress, n’écoutez pas la petite voix intérieure qui vous dit que vous êtes nulle !

Les nuits hachées, les poussées dentaires et autres maladies hivernales mettent à mal notre sentiment de confiance en soi. Dans ces moments, il est important de prendre du recul sur l’image que l’on a de nous-même. Nous l’avons vu, la fatigue et le stress sapent notre confiance en nous. Dans ces moments-là, nous faisons de notre mieux, et c’est déja bien assez !

La confiance en nos capacités évolue. Il est normal qu’après une naissance, on se sente impressionnée par toutes nos nouvelles responsabilités. Nous apprenons petit à petit, à la fois sur notre enfant et sur nous-mêmes.

Si ces conseils vous sont utiles, vous pouvez me faire part de votre retour en commentaire. Je serai ravie de vous lire 😊

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5 exercices pour booster votre confiance en soi 💪🏻

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Cet article a 2 commentaires

  1. Junet

    Toujours très pertinent et éclairant. Merci pour ces conseils que je vais mettre en application dès maintenant!

    1. Aurélia Lancione

      Merci beaucoup pour ton retour Léa ! Je suis ravie si cet article a pu t’aider 🥰

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